Second tour : quel est le candidat du logement ?

Voilà, depuis hier nous savons désormais quels sont les deux finalistes des élections présidentielles. Emmanuel Macron et Marine Le Pen s’affronteront donc lors du second tour. Mais qu’en est il de leur programme pour le logement ? Découvrons ensemble quelles seront les mesures phares de ces derniers.

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Le tramway “Garonne” longe les quartiers de Toulouse

Le Tramway “Garonne” est aujourd’hui mis en service à Toulouse.

Ce tramway, qui compte transporter plus de 30 000 passagers par jour sur une distance de 3,5km au travers de ses 6 arrêts, va devenir un nouveau facteur de valorisation des quartiers traversés.

Les professionnels de l’immobilier voient en ce tramway une revalorisation de certains quartiers de la ville qui devrait faire augmenter les tarifs des logements.

En 2015, c’est l’écoquartier de la Cartoucherie qui sera inauguré ainsi que l’École Régionale de la Santé. En tout, ce sont 10 projets de grande taille qui sont en train de naître à Toulouse.

Toulouse, par ses politiques d’urbanisme, devient une ville dont l’attrait ne cesse de croître.

La crainte d’une hausse des loyers

Les propriétaires peuvent être soulagés. Ils ne sont pas les seuls à protester contre la loi ALUR. Des “mal-logés” critiquent eux aussi certains points de la réforme.

Un mécontentement qui surprend

Des militants de l’association “Droit au logement” ont investi la place de la République à Paris. La raison ? Leur crainte que la loi ALUR de Cécile Duflot provoque un encadrement à la hausse des loyers.

Ils rejoignent ainsi la cause des locataires mécontents qui avaient interpellé Cécile Duflot lors du 74ème “Congrès de l’union sociale pour l’Habitat”.

Un accueil mitigé

Si les manifestants admettent que le texte apporte quelques points positifs, tel que le rallongement de la trêve hivernale ou la garantie universelle des loyers, ils regrettent qu’il ne propose rien pour “assurer un hébergement durable”. Leur manifestion a duré une semaine entière.

Avec la loi ALUR, la ministre du Logement n’a décidemment pas rencontré le même accueil qu’avec sa précédente réforme, le dispositif de défiscalisation Duflot, en application depuis le janvier 2013.

ALUR : les mécontents se rebiffent

Ce n’est une surprise pour personne : la loi pour l’accès au logement et à un urbanisme rénové (ALUR) ne fait pas que des heureux. Après les élus de l’opposition et l’entreprise Airbnb, c’est maintenant au tour des associations de locataires de sortir leurs griffes.

Les associations de locataires : “carton rouge”

Alors que se tenait le 74ème “Congrès de l’union sociale pour l’Habitat”, Cécile Duflot a été prise à partie par plusieurs associations de locataires dont la CNL (“Confédération Nationale du Logement”). Des pancartes arborant “Carton rouge à la loi ALUR” auraient notamment été brandies sous les yeux de la ministre. Pour les associations mécontentes, les réformes participeraient à encadrer les loyers à la hausse.

La scène n’a duré que 5 minutes mais, au grand dam de la ministre du Logement, cela à suffi à déclencher la polémique.

Alain Dinin : “trop de points négatifs”

Plus surprenant, le PDG de Nexity, Alain Dinin, s’oppose à son tour ouvertement à la loi ALUR. Mais pas pour les mêmes raisons que les associations de locataires. Pour lui, ce serait ces derniers qui seraient le plus avantagés par la loi : “la ministre a voulu favoriser les locataires au détriment des propriétaires pour montrer qu’elle est une femme de gauche et que les écologistes au gouvernement font bien leur travail” explique-t-il à ce propos sur le site Challenge.fr.

Alain Dinin accorde néanmoins quelques points positifs à la loi concoctée par Cécile Duflot, particulièrement pour les réformes qui concernent le plan local d’urbanisme (PLU) (lien article).

Il n’en reste pas moins que, personne ne semblant satisfait, la loi ALUR n’a pas fini de provoquer la polémique.

PLUi : les maires frondent

Alors qu’une grande partie des professionnels de l’immobilier s’accordent à dire que le nouveau plan local de l’urbanisme (PLUi) va dans la bonne direction, des élus locaux continuent de s’en plaindre. Une pétition est lancée.

Les motifs du mécontentement

Le PLUi prévu par la loi ALUR stipule que, désormais, les maires ne seront plus les seuls décideurs. Le but de cette réforme est de favoriser la construction de logements sociaux dans les villes où l’on constate un déficit de ce type d’habitation.

Les élus locaux mécontents reprochent à la nouvelle loi imaginée par Cécile Duflot d’ignorer “l’article 72 de la Constitution portant la libre administration des communes”. Selon eux, elle marquerait même “un retour en arrière par rapport aux premières lois de décentralisation qui avaient fait des communes les acteurs de leur développement”. La conséquence : le pouvoir et la crédibilité des maires se retrouveraient fragilisés.

Une pétition aux allures de cahier des doléances

“Les maires n’acceptent pas d’être infantilisés, méprisés et mis sous tutelle” peut-on lire dans la pétition mise en ligne par les maires frondeurs. Dans celle-ci, est purement et simplement demandée la suppression de l’article 63 de la loi ALUR. Une logique pour le moins cavalière sachant que le dispositif a déjà été adopté par l’Assemblée nationale le 17 septembre dernier.

D’aucuns disent à ce propos qu’il s’agit d’un coup d’épée de plus dans l’eau : seulement 385 signatures sont pour le moment enregistrées…

Le projet de loi ALUR adopté

Après des heures de débats, le projet de loi ALUR a été finalement adopté en première lecture par l’assemblée nationale. Une victoire pour Cécile Duflot qui souhaite transformer en profondeur le marché de l’immobilier. Les opposants au projet, quant à eux, ne désarment pas et restent mobilisés.

Une victoire pour la ministre du logement

317 voix pour, 117 contre : Cécile Duflot a réussi son pari en faisant adopter le projet de loi pour l’accès au logement et un urbanisme rénové (ALUR) par l’assemblée nationale le 17 septembre dernier. Le secteur de l’immobilier n’échappera donc pas aux réformes souhaitées par la ministre.

L’opposition ne désarme pas

Si on sait déjà que l’UMP reste farouchement opposée à la loi ALUR, certains professionnels de l’immobilier se sont eux aussi mobilisés. La FNAIM a récemment déclaré sur son site que “l’État, après avoir plombé le marché locatif privé par toutes sortes de freins à l’investissement, parle aujourd’hui de régulation… encadrer, obliger, taxer, pénaliser, etc., ce n’est pas réguler… c’est décourager”. Et d’ajouter : “rien, dans cette réforme, n’est fait pour augmenter le nombre de logements à louer”.

Pour appuyer ses critiques, l’organisme a soumis une dizaine de propositions alternatives telles que l’exonération de la quote-part communale de la taxe foncière sur la propriété bâtie ou, encore, l’abattement de déduction spécifique au titre des loyers « maîtrisés ».

Il ne reste maintenant plus qu’à savoir si un retournement de situation est encore possible.

Les constructions de logement seront ralenties à cause des élections municipales de 2014

Un contexte économique en berne, un pouvoir d’achat des ménages qui peine à remonter la pente… Les conditions actuelles font qu’il est difficile pour les promoteurs de concevoir leur programmes immobiliers: “Il est de plus en plus compliqué de lancer des programmes immobiliers à des prix compatibles avec le pouvoir d’achat des ménages car diminuer les prix de revient reste pour l’instant difficile” indique François Payelle, président de la FPI. Du coup, les mises en vente ont diminué de 22,4% au premier semestre 2013.

“Un maire bâtisseur est un maire qui perd ses élections”

Pour ne pas arranger les choses, les élections municipales vont avoir lieu le 23 mars 2014, et traditionnellement, 8 mois avant les élections, les maires n’autorisent plus de projet de construction. De fait “Il plus de nouveaux projets engagés sur des opérations de promotion depuis le 1er septembre” explique le président du promoteur Pierre Etoile, Marc Gédoux.. En effet, le dicton dit que “un maire bâtisseur est un maire qui perd ses élections”.

Le ministère du Logement inquiet

Le cas est différent si ce sont des particuliers qui souhaitent construire leur propre logement, ici “il n’y a aucun frein” ajoute Marc Gédoux. Les promoteurs sont donc les seuls affectés et donc à redouter ces élections municipales. Le ministère du Logement regarde également le comportement des maires d’un mauvais oeil. “Nous sommes très inquiets concernant la production de logement en 2013, car avant les élections municipales, les maires ne construisent plus pendant six mois”, témoigne un conseiller de Cécile Duflot.

Le Plan local d’urbanisme au niveau intercommunal

Mais avec le projet de loi Alur, Cécile Duflot pourrait changer la donne. En effet, il y a dans ce texte un paragraphe consacré au Plan local d’urbanisme qui régit les projets de construction de logement. Cécile Duflot souhaite que ce dernier soit élaboré au niveau intercommunal et non plus communal.